Le Parlement Européen envisage d’utiliser la Blockchain de Bitcoin pour les élections

Philip Bucher vient de sortir un papier à destination du Parlement Européen dans lequel il spécule de la possibilité d’utiliser un système de vote électronique en utilisant le réseau blockchain de Bitcoin. Cela permettra d’apporter de la transparence, de l’efficience et une plus grande équité aux élections dans les différents pays membres.

Le document note qu’il y a deux approches possibles pour l’utilisation de la Blockchain dans un sens électoral. La première serait que les gouvernements eux-mêmes établissent une Blockchain parmi leurs citoyens pour l’enregistrement des votes. L’auteur montre une compréhension claire de la valeur d’une telle mise œuvre : des freins et contrepoids universels pourraient potentiellement éliminer toute fraude.

Cependant, en notant que la sécurité d’une blockchain est basée sur la «largeur de ses utilisateurs », le papier spécule que les petites populations pourraient  plutôt utiliser une blockchain existante, comme celle de Bitcoin. Les petits pays qui peuvent être vulnérables aux influences extérieures ou agitations intérieures bénéficieraient de la sécurité du réseau de l’exploitation des mineurs. Ce journaliste spécule que les pays seraient encore plus sage d’utiliser une blockchain où il y a un gain financier pour être sûrs de pouvoir faire suivre les règles car réécrire les quelques milliers de blocs est presque impossible pour un acteur donné, quel que soit motivé par la corruption ou des objectifs politiques.

Bucher dit que dans le «court terme», le vote par blockchain peut être mieux utilisé par les petites organisations. Il dit que certains partis politiques ont déjà fait usage de la technologie, et note que les entreprises estoniennes l’ont utilisé pour lancer des votes des actionnaires avec leur programme e-Residency. Bucher croit même que les contrats intelligents pourraient jouer un rôle dans la révolution technologique, ce qui permettrait des actions automatisées. Il passe ensuite aux sceptiques du vote blockchain, en disant que la plupart des critiques qui lui sont associés peuvent également être  appliquées à d’autres formes de vote à distance. Un problème avec lequel il est en accord à cause de la nature naissante de la technologie blockchain, ce qui pourrait rendre difficile de gagner l’appel de masse et l’acceptation de cette technologie.

Bien que le document dit que plusieurs lois de l’UE devraient être respectées, y compris les lois sur la confidentialité des données, il semblerait que l’utilisation de la blockchain serait déjà conforme aux normes les plus élevées par rapport aux méthodes de vote traditionnelles. Après tout, une base de données cryptée sécurisée par des milliards de cycles par seconde va mieux réussir à protéger le pseudonymat que toute base de données régulière assurée par des moyens plus traditionnels.