La Banque Centrale d’Angleterre explore l’idée de créer une “Central Bank Digital Currency”

A la mi-juillet 2016, un comité du Parlement anglais, The Economic Affair Committee, et Ben Broadbent, gouverneur de la politique monétaire de la Banque d’Angleterre, se sont réunis afin de discuter de la technologie Blockchain et de son impact sur la finance et le gouvernement. Ils ont notamment pu discuter avec des spécialistes et académiciens de la Blockchain comme Blythe Masters, qui vient d’intégrer Santander en tant que conseillère senior blockchain, et Lord Spens, directeur de la transformation et de l’assurance chez PwC. Deux points clés ont été soulevés, à savoir, permettre à la Banque Centrale d’émettre de la monnaie digitale et l’impact qu’aurait la Blockchain sur les marchés financiers.
A la suite de cette rencontre, un papier écrit pour la Banque d’Angleterre, le Staff Paper n°605, The Macroeconomics of central bank issued digital currencies16, de John Barrdear et Michael Kumhof, explique que si les banques centrales émettent des CBDC, Central Bank Digital Currency, d’un montant égal à 30% de leur PIB cela leur permettrait d’augmenter ce dernier de 3% par rapport à la baisse des taux d’intérêt réels, les taxes et les frais de transaction monétaire, en prenant compte le Quantitative Easing. Les CBDC seraient émis contre des obligations d’État. Un régime CBDC peut aider à la stabilisation du cycle économique en permettant aux régulateurs d’accéder à un instrument de politique monétaire qui gère le prix ou la quantité de CBDC. Cet instrument pourrait aider à répondre aux chocs liés à la création de fonds privés.
Ils restent toutefois quelques risques. En effet, les monnaies digitales ne sont toujours pas bien accueillies auprès des régulateurs centraux mais les systèmes de paiement de ces régimes ont suscité leur intérêt. Reste à savoir si ce système serait socialement bénéfique17.